Condamnation de militants féministes pour diffamation contre la maire du XXe arrondissement

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Des militants féministes ont été condamnés pour diffamation contre la maire du XXe arrondissement de Paris. Il leur a été reproché par le tribunal le fait qu’ils n’aient pas apporté une preuve du racisme dont ils accusaient la maire.

Les militants condamnés à payer des amendes salées

C’est pour le délit de diffamation contre la maire socialiste du XXe arrondissement, que quatre militants du collectif du 8 mars ont été condamnés à payer 2000 euros de frais de justice, et 2000 euros de dommages et intérêts à la maire. C’est la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris qui s’est chargé du dossier.

Chacun des militants a également été condamné à une amende avec sursis de 500 euros. Une décision que n’approuvent pas les membres du collectif qui ont interjeté appel. La plainte de la maire visait également la journaliste Rokhaya Diallo et la sociologue Sylvie Tissot qui ont été relaxées.

L’avocat des accusées rejette la thèse de la diffamation

Après la relaxe de la journaliste et de la sociologue qui étaient inculpées pour diffamation, l’Avocat Calandra qui se chargeait de la défense des intérêts de l’une d’entre elles précise que le fait de dire que le maire Frédéric Calandra a commis un acte de censure n’est pas diffamatoire.

Me Henry Braun ajoute que le tribunal s’est simplement basé sur les propos et attitudes racistes qui n’ont pas été prouvés. Il précise même que certains articles avaient été ajoutés au dossier, mais qu’ils ont été rejetés, car n’étant pas assez. Un des militants féministes précise qu’ils n’ont été attaqués que pour un seul passage de leur texte.
Frédéric Calandra, quant à elle, les a attaqués sur plusieurs parties. Les membres du collectif veulent faire appel, car jugeant injuste de verser la somme de 4000 euros.

La maire s’est longuement opposée aux féministes intersectionnelles

Frédéric Calandra n’a pas voulu répondre aux demandes d’interview des journalistes. La maire, qui est tenante d’un féminisme de type universaliste, s’est depuis longtemps opposée aux féministes intersectionnelles. Ces derniers vont au-delà des aspects du genre et du sexe. Ils sont d’avis que les discriminations ne sont pas que cumulatives.

Les féministes intersectionnelles pensent que leur rencontre fait naître des discriminations propres. Pour ce qui est du féminisme universaliste, il ne se soucie pas des difficultés propres aux femmes qui sont victimes de différents types de discrimination. La mairie a même récemment retiré sa subvention à un festival féministe auquel la journaliste Rokhaya Diallo devait prendre part.

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